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Test de Spec Ops : The Line

2 Août

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Il y a les blockbusters du jeu vidéo dont tout le monde parle et auxquels tous les joueurs ont déjà joué au moins une fois et il y a d’autres titres qui passent sous les radars malgré leurs qualités. Spec Ops : The Line fait partie de ces jeux dont on parle peu (malheureusement). Pour résumer Spec Ops, prenez Battlefield ou Call of Duty et inversez leurs qualités et défauts. Le titre de 2K est donc un shooter à la troisième personne techniquement perfectible mais à l’ambiance immersive et au scénario intelligent.

Dans le jeu vous incarnez le leader d’une petite escouade de la Delta Force. Vous et vos deux coéquipiers êtes envoyés à Dubai chercher des survivants. En effet, le ville a été victime de tempêtes de sables violentes qui l’ont coupé du monde. A votre arrivée, vous découvrez que la ville a été le lieu de massacres, il semblerait que le colonel de la 33e division d’infanterie soit devenu fou en s’auto-proclamant dictateur de Dubai.

A première vue le scénario n’est pas innovant cependant au fil du jeu la trame se complexifie pour aboutir à une fin digne d’un bon film. Spec Ops the Line s’apparente souvent à un Full Metal Jacket ou un Apocalypse Now  en soulignant le traumatisme guerrier. Le titre montre la transmission d’un membre de la Delta Force lambda en un soldat poussé à commettre des actes immoraux pour se venger. L’aspect psychologique de la guerre est le véritable point fort de l’histoire. Le conflit intérieur du personnage principal est mis en avant par les fréquentes engueulades de l’équipe.

Spec-Ops-The-Line-Splash-ImageLa technique n’est pas le point fort du jeu. Graphiquement, il est loin d’un Uncharted ou du dernier Tomb Raider. L’aliasing est présent, les textures bavent un peu et apparaissent tardivement. Néanmoins, le jeu se déroulant à Dubai après des tempêtes de sables, la visibilité est rarement bonne ce qui masque les défauts techniques. L’intelligence artificielle n’est pas parfaite non plus. Celle de vos alliés sont correctes, ils obéissent correctement aux quelques ordres que vous pouvez leurs donner (attaquer un soldat précis, lancer une grenade, soigner un blessé). En revanche, les ennemis ne disposent pas de capacité intellectuelle importante. Certains se mettent à couvert lors d’un lancé de grenade mais dans l’ensemble c’est davantage par leur nombre qu’ils ralentissent la progression du joueur. La bande-son est excellente, les bruitages sont très bons et la musique est utilisée aux moments opportuns pour contribuer à l’immersion.

10Parlons désormais du gameplay et de l’ambiance qui sont les grandes réussites de Spec Ops : The Line. Ce dernier dispose d’un gameplay archi-classique mais qui a le mérite de fonctionner. Le système de couverture est critique dans l’aventure car vous ne survivrez pas longtemps aux vagues d’ennemis. Heureusement, votre personnage se met à couvert derrière n’importe quoi. Les bugs de couverture sont rares et les commandes tombent bien en mains. L’arsenal mis à disposition est lui aussi classique et répond à l’impératif de réalisme du jeu (M4,AK47,SCAR,…). La gestion des munitions est importante car elles sont souvent en nombre limité. Il faut économiser les balles sous peine de se retrouver dans une situation relativement inconfortable. Le corps à corps est possible mais contre plusieurs ennemis il vaut mieux trouver une arme à feu. Cette gestion des munitions oblige le joueur à se servir de l’ensemble des armes qui ont chacune des caractéristiques propres. Contrairement aux autres jeux de tirs, toutes les armes ont une physique différente et aucune n’est réellement pénalisante. La gestion des tirs est, je trouve, exceptionnelle. C’est le seul jeu dans lequel on peut réellement nettoyer une zone avec un unique chargeur. Le tir automatique est très contrôlable et réaliste, il sera plus facile de mitrailler précisément avec un M4 qu’avec un AK47. Le nombre de balles nécessaires à tuer un ennemi est assez faible (deux ou trois) ce qui est assez jouissif. En cas de manque de munitions, on sait qu’avec une vingtaine de balles un peut s’en sortir si l’on vise correctement.

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Le contexte dans lequel se déroule l’histoire est tout bonnement génial.  Placer le jeu dans une ville comme Dubai permet d’offrir de la diversité et des environnements originaux. L’aventure se passe entre le désert jonché de Bentley et autres Lamborghini aux palaces improbables avec des aquariums géants. Malgré l’ancienne richesse de la ville, les survivants des tempêtes de sable vivent dans des conditions difficiles et sont les victimes de massacres. Vous parcourez l’aventure dans une ville pleine de charniers et où l’utilisation de phosphore blanc était fréquente. Vous serez amener à vous en servir au cours de l’histoire plus ou moins contre votre gré. Le jeu met en avant les dégâts causés par l’utilisation des armes chimiques par des séquences plus lentes et très gores. L’autre thématique abordée est l’impact psychologique de la guerre sur les soldats. Votre personnage ne sera pas le même entre le début et la fin du jeu. En parlant de la fin du jeu, elle est simplement géniale et mérite d’être vue.

En conclusion, Spec Ops : The Line est un excellent TPS (Third Person Shooter). Son seul défaut est de ne pas avoir rencontrer le succès qu’il mérite. Il s’agit d’un titre intelligent qui immerge le joueur dans l’enfer de la guerre et qui l’amène à se poser des questions sur les conflits actuels. On quitte le jeu de tir pro-américain dont le scénario tient sur un timbre post et ça fait du bien. Les films de guerre ont leurs navets et leurs chefs-d’œuvre (Full Metal Jacket, Platoon,…), Le jeu vidéo aussi. Le titre est disponible sur PC, PS3 et Xbox 360 à petit prix, profitez-en.

A l’heure où j’écris ces lignes, il est gratuit pour les membres du PlayStation Plus.

Battlefield 3, le solo de la honte

8 Juil

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Amateur de FPS, ce n’est que très logiquement que je me suis penché sur Battlefiled 3 à sa sortie. J’ai beaucoup apprécié les deux épisodes de Bad Company et je me suis dit que je devais peut-être acquérir le troisième épisode. En dehors du multi, Battelfield 3 ne m’a pas assez tapé dans l’oeil pour que je l’achète. Sa gratuité sur le PSN+ a donc été l’occasion pour l’essayer.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je tiens à préciser que le jeu tourne sur PS3 donc les problèmes techniques mentionnés sont peut-être uniquement dus à ce support. N’étant plus vraiment un amateur de mode multi en ligne, je ne parlerai que de la campagne solo.

Parlons peu, parlons bien, la campagne solo est exécrable. Pendant les quelques six heures que durent le mode histoire, une question me revenait sans cesse : «Est-ce les développeurs de Bad Company qui ont commis cette campagne ?».

(Presque) rien ne va. Le problème n’est pas le (pauvre) scénario, Battlefield 3 n’a pas la prétention d’être un jeu dont l’histoire est importante. Le réel soucis est la mise en scène. Personnellement, j’ai eu l’impression de jouer à un FPS lambda de la trempe d’un SWAT Global Strike Team (à ne pas confondre avec l’excellente série sur PC) sorti jadis sur PS2. L’immersion est nul et je vais vous expliquer les raisons de ma déception.

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Le jeu a pris partie de ne pas être dans le grand spectacle comme peut l’être Call of Duty. Ce n’est pas un problème en soi mais cette décision n’excuse pas un level design qu’on ne peut qualifier que de vide. Le joueur avance dans des décors sans âme, poursuit son périple dans des couloirs vides en zigouillant des terroristes en attendant le générique de fin. Battlefield 3 a une campagne solo linéaire mais dont les scripts sont mal foutus et où l’initiative du joueur est à bannir.

Si vous voulez au mode histoire, suivez les indications du jeu à la lettre et n’essayer de pas de réfléchir. Par exemple, vous devez nettoyer une zone et une mitrailleuse lourde vous pose problème, pourquoi ne pas sniper le mitrailleur qui vous rend la vie rude ? Vous alignez la tête avec le réticule de votre lunette, vous tirez mais rien ne se passe, vous videz un chargeur entre ses deux yeux mais rien à y faire le bougre à la crâne solide. Le jeu ne vous a pas dit que seul l’IA peut l’abattre après que le joueur ai déclenché en se déplacer à un endroit précis. Ce genre de problème survient dans toutes les missions. Si ce n’est pas des ennemis invincibles, ce sont des terroristes qui réapparaissent indéfiniment tant que le joueur ne déclenchera pas le prochain script.

Autre ombre au tableau, l’IA est déplorable. Vos alliés disposent du quotient intellectuel d’une truite et n’hésitent pas à vous poussez sous le feu ennemi. Dans certains cas, ils ne daignent même pas faire feu sur les terroristes. Ces derniers ne sont pas vraiment mieux lotis intellectuellement, ils campent en sortant la tête de temps en temps ou lorsque le joueur décide de prendre l’initiative par rapport à ce qu’avaient prévu les développeurs, ils vous assènent un headshot à 300 mètres.

Les nombreux bugs viennent plomber ce triste constant. Graphiquement, le jeu est correct sur console, les textures ne sont pas trop mal mais des disparitions de véhicules, d’armes et de cadavres sous les yeux de joueurs viennent gâcher l’immersion. Après un gunfight où vous avez dessoudé moult mécréants, le lieu du combat passe du champ de bataille à un endroit propre sans la moindre trace d’effusion de sang. Je comprends que les limitations techniques des consoles de salon entrainent la disparitions d’objets pour libérer de la mémoire. Cependant, il aurait fallu faire disparaitre les corps et autres objets d’une manière plus discrète.

La bande son est le seul domaine où le jeu s’en sort avec brio. L’ambiance sonore est justement excellente, c’est le seul élément immersif d’ailleurs. Les bruitages des armes sont bons et la spatialisation des bruits est excellente (mention spéciale aux sirènes de la police qui m’ont fait croire que les voitures passaient dans ma rue).

Arrêtons là ce pamphlet contre, je précise, le mode solo de Battlefield 3. Les développeurs ont commis une mauvaise campagne qui n’aurait pas dû exister. C’est donc sans regret que je retourne me refaire le premier épisode de Bad Company qui, au passage, est excellent.

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Test de Little Big Planet Karting

24 Juin

LBGK jaquetteAyant apprécié les deux volets de Little Big Planet sur PS3, j’ai profité de la gratuité de LIttle Big Planet Karting sur le PSN+ pour l’essayer et voir s’il est ou non un bon ersatz de Mario Kart.

A première vue, le jeu à tout pour plaire, un jeu de course fun avec les possibilités de création et d’échange d’un Little Big Planet ne peut que être un hit. Arrêtons le suspense immédiatement, le titre ne restera pas dans les annales. Little Big Planet a (presque) tous les ingrédients d’un bon jeu mais la recette ne prend malheureusement pas.

Commençons par ce qui est bien. Techniquement, le jeu est beau, l’aspect carton-pâte cher à la série est toujours présent. On adore le look de Little Big Planet ou on le déteste, personnellement j’aime beaucoup. Les différents karts ont réellement l’air de jouets et participent à l’ambiance enfantine du jeu. Pour respecter l’appartenance à la série, les développeurs ont eu la mauvaise idée de créer un semblant de scénario. Autant dans le jeu de plateforme on l’apprécie mais dans un Little Big Planet Karting, l’histoire ne fait que rendre le jeu encore mollasson. La cinématique avant le départ son lente, les personnages parlent en «yaourt» et tentent en vain d’expliquer l’intrigue du jeu.

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Le gameplay, voila où pèche vraiment le jeu. Bien qu’il soit le nerf de la guerre dans un jeu de kart, les développeurs ont rendu le jeu mou. La latence et la pesanteur des personnages sont supportables dans un jeu de plateforme mais dans un jeu de course qui a pour vocation d’être fun, c’est rédhibitoire. Le système de dérapage est bien pensé et permet de faire des accélérations à la suite d’un long drift mais la sensation de vitesse n’y est toujours pas. Comme tout bon (ou pas) Mario Kart-like qui se respecte, les joueurs peuvent se tirer dessus avec des armes sur des circuits ou des arènes. Ces armes allègrement pompées sur celles utilisées par le plombier moustachu n’innovent pas. A moins de jouer au jeu pendant des heures, leur identification est difficile. Les images censées représenter leurs caractéristiques respectives sont peu compréhensibles. On appuiera sur carré pour en utiliser une sans connaitre son effet. Bon point par contre, le système de contre est bien pensé, quand on dispose d’une arme, il est possible de contrer une attaque quand une icône de bouclier apparaît derrière le véhicule. La technique pour éviter de se faire envoyer dans le décors consiste à rouler tranquillement en se servant de son arme uniquement pour se défendre, ce qui n’est pas très fun vous en conviendrez.

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Comme dans Mario-Kart, le facteur chance à sa part de responsabilité dans la victoire ou la défaite du joueur. Cependant, dans Little Big Planet Karting, on atteint le summum du grand n’importe quoi. Il est possible de faire deux fois le même circuit avec une fois une IA avec le QI d’un jambon Madrange et une seconde fois une IA armée jusqu’aux dents qui vous harcèle de missiles à tête chercheuse.

Dernier défaut, les circuits disponibles dans le mode histoire sont peu inspirés et à vrai dire, je ne m’en rappelle pas d’un seul. Même si le nombre de fois auquel j’ai joué à Mario Kart se compte sur les doigts d’une main, je me souviens de certains circuits. Cependant, la pauvreté des circuits n’est pas réellement un problème. Tout bon Little Big Planet qui se respecte se doit de disposer d’un éditeur de niveau. C’est aussi valable pour Karting. L’éditeur est facile à utiliser et permet vraiment de laisser libre court à son imagination. Certains ont réalisé de somptueux circuits en ligne auxquels on peut jouer aussi bien en solo qu’en multi.

En un mot comme en cent, Little Big Planet n’est pas un indispensable, on y joue quelques parties avec ses potes, on s’amuse un peu mais on l’oubliera très vite. Dommage car le titre avait un véritable potentiel pour devenir culte.

Test de Far Cry 3 Blood Dragon

8 Mai

Blood dragon logoAmateur de jeu réaliste, de scénario bien ficelé et de contexte historique, passez votre chemin car Far Cry 3 Blood Dragon n’est pas fait pour vous. Les développeurs du jeu se sont donnés à coeur joie pour créer un hommage au kitch et aux années 80.
Le joueur incarne le cyborg Rex Power Colt, rescapé de la seconde guerre du Vietnam et grand patriote américain. Votre but : tuer le méchant et massacrer l’Oméga Force. Vous l’aurez compris le scénario kitchissime n’est qu’un prétexte à un gros jeu de tir. Néanmoins, le maigre scénario est racontée par des vidéos au design 16 bits extrêmement réussies.
Les graphismes sont très 80’s avec des néons sur les armes, les combinaisons des ennemis et un filtre qui donne l’impression de visionner une VHS. La bande son quant à elle est exceptionnelle. Les thèmes sont très rétros avec, évidemment, beaucoup de synthétiseur.
Blood Dragon screen 1On retrouve l’excellent gameplay de Far Cry 3 avec quelques petites changements. La jouabilité a été grandement simplifier, la progression est devenue linéaire, les capacités de saut et de sprint du personnage ont été aussi grandement améliorer. On débloque toujours des accessoires pour les armes en prenant des bastions aux mains de l’Oméga Force et en accomplissant des missions secondaires.
Le bestiaire a été aussi modifié, le plus grand changement est l’apparition des dragons de sang. Ces grosses bêtes sont très puissantes et massacrent toute personne se trouver à leur portée. Vous pouvez vous en servir en les attirer près des ennemies afin que les dragons les trucident. Les autres animaux changent peu, ils ont seulement un look cyborg ou mutant.
L’arsenal mis à disposition du sergent Rex Power Colt est limité. Il se compose essentiellement d’un fusil à pompe, d’une mitrailleuse, d’un sniper, d’une Gatling et d’un arc. Ce dernier est malheureusement un peu cheaté, il rend les phases d’infiltration un peu trop facile. A la fin du jeu, on débloque une arme supplémentaire surpuissance mais je vous laisse la surprise.
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Alors Far Cry 3 Blood Dragon, que du bonheur ? Oui……et non. En effet, le jeu souffre de deux problèmes, sa facilité et sa durée de vie. Même en mode de difficulté maximale, le jeu demeure facile et on avance un peu trop facilement dans l’aventure. Cette trop grande facilité raccourcit une durée de vie déjà très courte. Comptez environ quatre heures pour finir le jeu en prenant votre temps et ajoutez deux petites heures pour finir Blood Dragon à 100%.

En conclusion, Far Cry 3 Blood Dragon est un titre que l’on adore ou que l’on déteste à cause de son style 80’s. Personnellement, j’adhère totalement au délire des développeurs et je recommande chaudement de ce stand alone. La seule critique que l’on peut émettre est la durée de vie, il est frustrant de terminer cette ode au kitch en moins de 5 heures d’autant plus qu’on aurait aimé un mode multijoueur. Son petit prix, 15 € (11,99€ sur le PSN+), excuse sa piètre durée de vie.

Hitman Sniper Challenge

24 Mai

Ceux qui ont précommander Hitman Absolution chez Micromania ont reçu récemment un code permettant de télécharger le DLC Hitman Sniper Challenge. Il s’agit d’un mini jeu dans lequel on incarne 47 qui est en charge de l’élimination d’un vendeur d’armes et de tous ses gardes du coeur. La partie se déroule sur le toit d’un gratte-ciel surplombant l’immeuble de la future victime. Les déplacements ne sont pas possibles, c’est du shoot pur et dur. Néanmoins réussir à éliminer l’ensemble des cibles en quinze minutes n’est pas facile et nécessite un peu de jugeote.

Ce bonus permet cependant de voir que techniquement le prochain Hitman est très abouti. En effet, les textures sont détaillées et le moteur physique semble très correct. L’instinct peut aussi être activé, il s’agit d’une vision permettant de voir les ennemis et les objets sur lesquels on peut interagir en surbrillance. Cette nouveauté est illimitée dans Sniper Challenge mais ne fausse pas l’expérience de jeu (aussi courte soit-elle).

Quel est cependant l’intérêt de ce « jeu »? En dehors de se rassurer sur l’aspect technique de Hitman Absolution, cette séance de tir permet de débloquer des améliorations pour les armes à la sortie du nouvel épisode. Ces améliorations ne sont pas vraiment cheatées, il s’agit juste d’avoir quelques balles en plus et de recharger plus rapidement. Malgré une durée de vie de quelques minutes, le jeu est plaisant et on y rejoue régulièrement pour améliorer son rang en ligne.

Test de Ace Combat Assault Horizon

30 Oct


Ace Combat est mort, vive Ace Combat. Cette phrase résume bien le nouvel opus de la franchise de Namco. Ace Combat Assault Horizon repart de zéro en délaissant le gameplay des épisodes précédents. Ce revirement permet-il à la série de se renouveler ou est-ce qu’il la coule définitivement ? On tentera de répondre à cette question dans ce test.

Intensité est le maître mot de ce jeu, en effet chaque trailer proposé par Namco présente des dogfights dans tous les sens, des explosions et de nombreuses cabrioles. Cette volonté de retranscrire une telle intensité aboutit à une action davantage scriptée et un côté arcade encore plus assumé. Auparavant, la série des Ace Combat était connu pour son côté arcade, Assault Horizon a supprimé les quelques onces de simulations pour que le joueur se concentre sur l’action. Par exemple, les phases de décollages sont automatiques, on ne fait qu’appuyer sur R1 (sur PS3) pour accélérer et la rotation s’effectue toute seule. Pencher le stick totalement d’un côté n’entraine pas un tonneau mais un splendide virage en palier, déstabilisant pour les habitués de la série. Ce nouvel épisode a aussi introduit deux nouveautés, le combat aérien (CA) et la frappe aérienne (FA). Le CA consiste en une sorte de QTE (Quick Time Event) dans laquelle le pilotage est quasiment automatique, le joueur gère la vitesse et un peu la direction. Il faut maintenir le bandit dans un cercle afin de l’abattre grâce à vos missiles avec un timing précis ou grâce à votre mitrailleuse. Le FA est très similaire, il concerne les cibles terrestres multiples. On pourrait penser que ces nouveautés entraîneraient une trop grande facilité mais ce n’est pas le cas. Le CA et le FA permettent un plus importante intensité et nécessitent un peu de timing. De plus, vous pouvez être pris en chasse lors de ces manoeuvres. Bref, c’est une bonne chose.

Côté pilotage, je pense que ceux qui vont avoir le plus de mal à s’habituer au nouveau modèle de vol seront les anciens joueurs. Néanmoins après quelques heures, on se fait au vol relativement assisté et on comprend qu’il est plus riche qu’on ne le pense. La différence entre les avions se fait réellement sentir. Certains sont à l’aise lors des dogfigts grâce à de bonnes performances en vitesse et dans les virages tandis que d’autres plus polyvalents n’excellent en rien mais son efficace partout. En revanche, certains modèles de vol sont surprenants, par exemple, le Mirage 2000-5 est un véritable veau tandis que le F4-E Phantom II est extrêmement maniable…

Les trois caméras classiques sont disponibles (cockpit, première et troisième personne), ar contre, je trouve que la seule vue réellement jouable pour les avions est la vue à la troisième personne car la vue cockpit et première personne sont déstabilisantes à cause de la nouvelle façon de piloter, moins réaliste.

Le second objectif de Ace Combat Assault Horizon est d’offrir davantage de diversité. Le pilotage d’avions de chasse n’est désormais plus la seule activité du joueur. On peut ainsi piloter des hélicoptères et faire du rail-shooting à bord d’un Blackhawk ou d’un AC-130 Spooky.

Commençons par les voilures tournantes. Le pilotage des hélicoptères est très différents de celui des avions, le gameplay s’en trouve totalement changé et il faut s’y faire. Après quelques minutes, on prend plaisir à faire des tonneaux avec le Apache pour éviter les missiles. Les quelques missions à bord d’hélicos sont plaisantes et renouvellent le gameplay. En revanche, seule la vue à la première personne est exploitable, c’est dommage. En effet, la vue à la 3ème personne est très belle mais notre belle machine prend quasiment la totalité de l’écran et la vue cockpit est difficilement jouable à cause d’un manque de visibilité et d’un réticule de tir difficile à contrôler.

Les séquences de rail-shooting à bord du Blackhawk sont agréables et permettent de se reposer un peu. Le joueur doit uniquement s’occuper de la Gatling et éliminer un peu tout ce qui bouge. On regrettera quand même la trop grande facilité de ces phases.

Enfin, les phases de bombardements avec l’AC-130 sont les moins réussies selon moi. Si vous voyez la phase de rail-shooting de Modern Warfare, c’est pareille mais trop longtemps. Subir l’écran monochrome pendant de longues minutes en tirant sur des ennemis estune activité lassante. C’est vraiment la seule partie du jeu que l’on veut vite terminer.

Pour résumer cette partie, Ace Combat Assault Horizon propose quasiment tous les types de combats aériens avec les différents types d’avions et d’hélicoptères. Cette enrichissement permet de varier le gameplay et est globalement agréable.

Maintenant, allons regarder du côté technique. Ace Combat fait très fort en terme de graphisme. Commençons par les choses qui fâchent, qui dit jeu d’avions dit texture au sol dégueulasse. Il y est vrai que lorsqu’on approche du plancher des vaches, les textures deviennent floues et moches. Néanmoins, lors des phases en hélicoptères donc près du sol, on n’y fait pas vraiment attention car on se concentre sur l’action. Pour le reste, le jeu est magnifique. Les effets météorologiques et les nuages sont superbes, c’est un réel plaisir de passer au dessus de la couche pour quitter la pluie et se retrouver dans le beau temps. Assault Horizon est dans la lignée de ses prédécesseurs dans la modélisation des appareils. Les avions et hélicoptères sont superbement reproduits, je me demande comment il faut. Est-ce que les gens de Project Aces travaillent à partir de photographies ou est-ce qu’ils ont accès à des appareils qui valent plusieurs millions de dollars ? La modélisation des cockpits est correct mais on remarque des incohérences, par exemple dans celui du F15-E Strike Eagle qui est on ne peut plus fictif. Mais peu importe, on n’est pas dans un Lock On. Le nombre d’appareil est important, il y en a une bonne vingtaine sans compter les DLC.

Lors des combats aériens, l’action est importante avec des explosions de partout est des morceaux d’avions qui volent de partout. On pourrait donc s’attendre à une chute de framerate, ce n’est pas le cas. Le jeu est fluide du début à la fin même quand ça pète de partout.

L’intensité et le «réalisme» sont soutenues par une excellente bande son. Les bruitages sont excellents, on entend bien la tôle exploser ou être perforées par une rafale de

mitrailleuse. Les musiques sont sublimes, le thème orchestral est splendide est reste dans la tête. La musique, qui accompagne parfaitement l’action, a été composée par Rio Hamamoto. Les heureux possesseurs de la version limitée bénéficie d’un CD de la BO.

L’aventure solo est donc très agréable et qui plus est, on a le droit à un scénario

davantage mise en avant. Il a été écrit par Jim DeFelice, classé meilleur auteur militaire par le New York Times. On s’attend donc à une histoire à la Tom Clancy avec des complots et une trame scénaristique riche. Mais que nenni, le scénario n’est pas du tout le point fort du jeu. Il est manichéen au possible, ce sont les gentils américains contre les vilains russes. Néanmoins, on est loi de l’américanisme d’un Call of Duty, les équipes de Project Aces ne sont pas tomber complètement dans le cliché, c’est une bonne chose. Le jeu commence en Afrique, lors d’un conflit qui nécessite l’intervention de l’OTAN donc d’une coalition entre américains et russes. Le joueur incarne trois pilotes américains et un mitrailleur qui tentent de débusquer une nouvelle arme surpuissante. Via un twist scénaristique, les russes deviennent les méchants et on doit les vaincre au dessus du continent américain. Dommage pour le scénario, c’est un point à revoir.

Autre nouveauté, le mode multijoueur. Non content d’offrir une bonne durée de vie en solo, soit environ une grosse dizaine d’heures de jeu, Assault Horizon offre un multijoueur riche et varié. On a donc le droit à un mode coopératif dans lequel on refait les missions du mode histoire avec deux comparses, un mode 8 contre 8 classique (deathmatch), un mode conquête de la capitale, deux équipes s’affrontent pour détruire le QF ennemi et un mode suprématie dans lequel on doit capturer des bases. Je n’ai jamais rencontrer de lag lors des parties sur le PSN ce qui est une bonne chose. De plus, il y a un système de progression qui permet au joueur d’acquérir de nouvelles capacités en ligne et de personnaliser ses appareils. Bref, le mode multi est solide et on peut y passer pas mal de temps. Par contre, il n’y a pas de mode multi en écran splitté, dommage.

En conclusion, on peut dire que Ace Combat Assault Horizon débute une nouvelle ère pour la série. Le gameplay a été profondément modifié et est désormais beaucoup plus arcade. On ressent l’envi des développeurs de se rapprocher des grosses productions occidentales grâce au scénario. Ce changement ne plaira sans doute pas à tout le monde, les aficionados de la série peuvent se sentir un peu trahis mais le jeu reste excellent et plus riche que les épisodes précédents. Il n’est par contre pas parfait, le scénario ultra manichéen n’est pas du tout passionnant et les personnages sont vides. J’espère que les prochains Ace Combat résoudrons ces quelques problèmes, d’ici là, on peut largement se satisfaire de Assault Horizon pendant de longues heures.

Mon avis sur Crysis (la version console)

18 Oct

Le premier volet de Crysis est sorti depuis peu sur console HD. N’ayant pas pu y goûter sur PC et souhaitant retrouver une expérience proche de Far Cry premier du nom, j’ai sauté sur l’occasion pour combler mon retard.

Ce portage pèse environ 4go et il vous faudra vous délaisser d’une vingtaine d’euros, 19,99€ précisément sur le PSN, pour l’obtenir.
Je ne vais pas faire un test d’un jeu qui a 5 ans car on n’en trouve partout sur la toile, je vais simplement donner mes impressions.

Graphiquement, le jeu fait plaisir aux yeux. Certes l’affichage sur console équivaut au mode moyen sur PC et il y a de l’aliasing mais c’est très très correct. L’ambiance de la jungle est bien retranscrite et les effets de lumières sont fort jolis.
Voilà, le point sur les graphismes est bouclé passons au plus important car peu importe le flacon tant qu’on a l’ivresse.
Restons cependant dans la technique avec le framerate. Grosso modo le jeu est fluide malgré quelques petits ralentissements l’action s’intensifie. Néanmoins, le jeu reste très jouable et les petites chutes de framerate n’entame pas le plaisir de jouer.

Le gameplay de Crysis est excellent, on retrouve un réel sentiment de liberté car on peut aborder les situations de différentes manières, soit furtivement soit comme un bourrin. Cette richesse est permise par la combinaison du joueur qui lui permet de devenir quasiment invisible, de réduire les dégâts, d’augmenter sa vitesse ou d’accroître sa force. En revanche, ce sentiment de liberté s’estompe lors de la seconde partie du jeu qui est davantage linéaire et convenue. Elle reste néanmoins agréable mais les meilleurs souvenirs restent ceux du début du jeu.
Je ne m’attarde pas sur le scénario qui est là juste pour faire joli, c’est l’histoire de militaire qui doivent aller chercher des otages sur une île pleine de coréens mais il y a des extra-terrestres, voilà pour le pitch (l’intrigue, pas la brioche au chocolat ;))
La durée de vie est correcte malgré l’absence de multijoueur, il faut compter environ une dizaine d’heure pour terminer le jeu.

Pour conclure, je conseille vivement le téléchargement à petit prix de Crysis pour les amoureux de FPS même si je trouve qu’il est dommage de ne pas pouvoir bénéficier du mode multi qui est fort agréable.

Une semaine avec un iPad : le verdict

24 Août

Chose promise, chose due, voici le bilan de ma semaine avec le porte-drapeau de l’ère post-pc, l’ipad ( en l’occurrence le modèle wifi 32GO).  Je vais me concentrer sur ma propre utilisation de l’iPad qui est le surf sur internet, un peu de bloging, twitter et du traitement de texte, car si je devais décrire toutes les utilisations possibles et imaginables avec les points positifs et négatifs, je n’en finirais pas.

Pour ce qui est du surf internet, l’expérience est excellente, à vrai dire c’est même mieux que sur ordinateur. L’absence de flash n’est pas vraiment pénalisante, ce que je retiens le plus c’est vraiment l’impression d’avoir ses sites web dans les mains. La lecture est très agréable grâce au zoom « intelligent » quand on fait une double tape sur une zone de texte. L’application YouTube est aussi très bien faite, c’est un plaisir de naviguer parmi les milliers de vidéos du service de Google.
Bref, pour une utilisation internet l’iPad est une superbe machine.

Maintenant, abordons le sujet du clavier et c’est là que le bât blesse. Le problème ne vient pas de sa taille, aussi bien en position horizontale que verticale mais de son agencement et du correcteur orthographique. Pour ce qui est de l’agencement, les touches chiffrées ne sont pas pratiques ni l’emplacement de l’apostrophe. Le correcteur orthographique est une véritable plaie pour la part. Il est fréquent de faire des fautes de frappe à cause de l’absence de relief du clavier contrairement à celui d’un ordinateur. Le correcteur est donc plus qu’utile, mais il ne connait pas assez de mots et il arrive souvent qu’un mot valide soit replacé par un autre, car le correcteur ne connait pas le mot que vous souhaitez utiliser ce qui aboutit sur des phrases sans queue ni tête. En plus, on ne peut pas rendre le correcteur moins bête en lui « apprenant » de nouveau mots.

Un autre problème souci est la gestion de l’apostrophe, on ne peut pas y accéder directement contrairement à un clavier d’ordinateur, on perd donc du temps. Enfin, la gestion automatique n’est pas pratique du tout, elle ne fonctionne qu’avec un nombre très limité de mots. Pour moi, la meilleure gestion de l’apostrophe est celle de BlackBerry OS où il suffit de faire un espace après une voyelle susceptible d’être suivie d’une apostrophe pour faire apparaître le signe.Ce défaut est important, car cela empêche une prise de note rapide et efficace pour écrire des textes ou faire des mails.

Pour continuer dans les défauts, il manque une gestion des sessions pour l’iPad. En effet, une tablette est un objet que l’on se prête, que l’on partage dans une famille mais l’absence de session est dommageable. Par exemple, la gestion des boîtes mails et des historiques sont problématiques, je ne souhaite pas que tous les utilisateurs de la tablette puissent lire mes messages ou accéder à la gestion de ma chaîne YouTube. Autant sur un téléphone cela ne pose aucun problème car on ne prête pas souvent son mobile, autant sur un tablette c’est réellement un point négatif. J’espère qu’une futur mise à jour d’iOS réglera ce souci.

Pour ce qui est de la consommation de contenus, c’est par contre (quasiment) le nirvana. Les applications multiplient les utilisations de la tablette, pour lire les journaux, programmer pour programmer les enregistrements de la Freebox, etc. Ce sont d’ailleurs les applications qui définissent l’utilisation de la tablette. L’iPad en lui même n’est qu’une boîte vide que l’on remplit d’apps pour qu’il se conforme à nos besoins et envies. L’usage d’une tablette n’est pas définie

par le matériel mais par ses softs, d’où la force de celle d’Apple grâce à l’Appstore.

Pour conclure, je pense que la tablette d’Apple et les autres tablettes en général ont bien une place dans l’écosystème informatique mais en tant que machine de consultation d’information. La création de contenue est pour le moment très limité mais, d’ici quelques années, les tablettes remplaceront une bonne partie des ordinateurs. Ces derniers ne serviront qu’aux tâches lourdes et à de la création plus poussée. La vision de Steve Jobs me semble être correcte mais l’ère post-pc n’est pas encore arrivée aujourd’hui.

Test de L.A. Noire

3 Juin

Cela fait quelques semaines que je suis en possession du dernier titre de Rockstar, L.A. Noire et voici un test de ce superbe jeu.

Contrairement à la série des Grand Theft Auto, Rockstar n’est que l’éditeur, ce détail est important comme nous le verrons par la suite. Le développeur est une équipe australienne, Team Bondi.

L.A. Noire est un jeu difficile à cataloguer, il mélange du GTA-like avec de l’aventure-action et des airs de Point&Click. Bref, c’est un genre à lui tout seul.

Le jeu plonge le joueur dans le Los Angeles des années 40. Sous les aspects glamour et paisibles de la Citée des Anges se cachent d’odieux crime que le joueur doit élucider dans la peu de Cole Phelps, un ancien soldat américain qui a intégrer la police après la guerre. Phelps débute sa carrière dans la police comme simple gardien de la paix puis va gravir les échelons de la police de L.A. avec brio (la plupart du temps, mais chut pas de spoil). 

Le passé de ce protagoniste reste mystérieux au début du jeu, on sait juste que c’est un ancien héros de guerre et qu’il a participé à la campagne du Pacifique. C’est entre les enquêtes que son histoire se dévoile par le biais de flashbacks rondement menés.

Pour résoudre les crimes, Phelps sera accompagné de plusieurs acolytes ayant chacun son propre caractère.

L’ambiance des années 40 est sublimement retranscrite par l’architecture des bâtiments, les véhicules, la bande son et les vêtements des habitants de L.A. Le jeu adopte aussi une narration qui lui donne un côté polar.

La ville de Los Angeles est superbement retranscrite avec de nombreux bâtiments que le joueur doit découvrir au fil de l’histoire. La ville est très grande et la traverser en voiture nécessite de très longues minutes, c’est pourquoi on peut demander à notre partenaire de faire le chauffeur.

Le jeu a aussi un côté sombre et glauque selon les enquêtes qui le sied très bien, d’ailleurs c’est dommage que l’atmosphère oppressante et macabre n’est pas été davantage mise en avant bien que le 18+ est plus que justifier. 

En effet, les macchabées ne sont pas là pour la figuration et sont très bien fait, leurs blessures sont criantes de vérité et l’on image aisément la violence des assassinats.

Le jeu consiste en une succession d’enquêtes à mener. On doit se rendre sur le lieu du crime pour voir l’état de la ou des victimes et récupérer des indices. Ces derniers sont indiqués par une légère vibration de la manette. Cette recherche est une phase cruciale car elle permet d’avoir une première piste à suivre et le manque d’indices est souvent pénalisant pour le reste de l’affaire. Néanmoins, de nombreux objets ne servent à rien et peuvent mener le joueur sur une fausse piste.

Les indices sont regroupés dans le carnet de notes de Phelps qui lui permet de les consulter ainsi que les lieux de l’enquête et les différents individus rencontrés. Ce carnet est très utile lors des interrogatoires afin d’accompagner les accusations de preuves tangibles pour que le suspect passe aux aveux.

Ces interrogatoires reposent sur un système de choix. En fonction des réactions du suspect, l’inspecteur doit choisir entre trois options; la première consiste croire que le suspect nous dit la vérité, la seconde est le doute et la troisième est le mensonge, dans ce cas il faut présenter au suspect une preuve de son mensonge.

On ne sélectionne pas ces options au hasard, bien au contraire. Le joueur doit être très attentif au réaction physique des suspects et c’est là qu’entre en jeu le Motion Scan, la technologie de Team Bondi permettant d’avoir des visages et des mouvements faciaux très réalistes permettant de voir si on nous dit la vérité ou non. Ce système est tellement bien fait que les réactions ne sont pas caricaturées et qu’on s’appuie sur des nuances pour valider ou non les dires de la personne interrogées. C’est tout simplement bluffant et on a hâte que cette technologie se généralise dans les autres jeux.

Une mauvaise interprétation d’une réaction et le suspect se replie comme une huître ou vous ment.

Au cours du jeu, les enquêtes deviendront de plus en plus complexes et avec elles la probabilité de suivre des fausses pistes qui conduiront le joueur à l’incarcération de la mauvaise personne.

Il arrive assez régulièrement que vos suspects tentent de vous fuir, Phelps se trouve donc obliger de leurs courir après pour effectuer un plaquage au sol ou de mener une course poursuite voire d’être au milieu d’un gunfight.

Pour ce qui est des gunfights, ils sont scriptés et bien trop faciles, on les termine en une poignée de secondes, on se met à couvert, on vise la tête et c’est fini.

Les combats au corps à corps sont par contre plus convaincu avec un système dynamique d’attaques et d’esquives.

La voiture a un rôle clé dans L.A. Noire, la ville étant immense et les enquêtes nécessitant de nombreux déplacements, Phelps passe une bonne partie de son temps sur la route, au volant de somptueuses voitures d’après guerre. Comme on l’a vu précédemment, on peut demander à son acolyte de conduire pour écourter les trajets.

Néanmoins, la conduite n’est pas le point fort de titre de Rockstar. C’est d’autant plus dommage que l’on conduit beaucoup, on aurait apprécié un modèle de conduite plus réaliste. Les véhicules semblent n’avoir aucun poids et ont l’adhérence de savonnettes sur un sol mouillé. Un coup de main de Rockstar dans la physique des véhicules aurait été la bienvenue car on ne prend pas réellement de plaisir à rouler dans le Los Angeles de L.A. Noire.

Le moteur physique du jeu n’arrange rien car la gestion des collisions est on ne peut plus étrange. Une voiture peut foncer sur une barrière en bois à 200km/h et être stoppée nette comme elle peut décoller sur plusieurs mètres après avoir heurtée un trottoir. La gestion des dégâts est présentes et correctes mais en deçà de celle de GTA IV.

La physique du jeu est donc clairement à revoir.

D’un point de vue technique, le bilan est mitigé. La ville a une ambiance très bien retranscrite mais les graphismes souffrent d’un clipping omniprésent mais l’aliasing se fait plus discret. Los Angeles est certes gigantesque mais manque de vie, là aussi on aurait souhaité que les développeurs puissent se servir du moteur Euphoria de Rockstar pour avoir une immersion encore plus grande.

Nonobstant ces lacunes techniques, le plaisir du jeu est réel et il serait idiot de s’arrêter à ces problèmes techniques car peu importe le flacon tant qu’on a l’ivresse.

Du côté de la bande son, c’est un sans faute. Les dialogues sont très bien menés et les voix correspondent aux personnages. Si vous êtes fâchés avec la langue de Shakespeare, les dialogues vont vous énerver car entièrement en anglais et les sous-titres sont petits et difficiles à lire lorsqu’on est en pleine course poursuite.

Les musiques, quant à elles, correspondent bien à l’époque et à l’ambiance polar. Mais il ne faut pas s’attendre à une bande son musicale comme celle de Mafia 2, pas de rock&roll ou de jazz, on n’est pas là pour écouter la radio. Cela peut paraître frustrant à première vue mais c’est un choix qui permet de coller à l’ambiance.

Pour ce qui est de la durée de vie, j’estime grosso modo l’histoire principale à une bonne quinzaine d’heures, ce qui est tout à fait honorable. Des missions annexes sont proposées au nombre de 40 et il y a des bâtiments et des véhicules secrets à découvrir permettant d’allonger la durée de vie d’une dizaine d’heures supplémentaires. C’est aussi un jeu qui peut se refaire plusieurs fois afin de résoudre les enquêtes plus rapidement, en récoltant d’autres indices et en évitant les erreurs commises la première fois. Bref, L.A. Noire propose de longues heures de jeu.

Pour conclure, L.A. Noire est un très bon jeu, excellent même. Il n’est pas parfait certes mais le plaisir du jeu est telle qu’on en oublie ses petits défauts. Certains accrocheront au genre d’autres le trouveront lent et répétitif, on ne peut pas plaire à tout le monde. Les points à améliorer, selon moi,  ne sont que d’ordre technique. Le Motion Scan est une petite merveille et il est difficile de s’en passer quand on y a goutté.

L.A. Noire offre une expérience inédite et immersive et il faut saluer l’effort de Team Bondi pour proposer un jeu original. Les développeurs travaillent déjà sur des DLC qui, on espère, apporterons plus qu’une suite d’enquête. Pour ma part, si les DLC sont à un prix correct, je les prendrais tellement j’ai apprécié le jeu.

Un des nombreux bons points du jeu est son prix, on le trouve neuf à moins de 50€ sur la toile, il serait donc dommage de passer à côté.

Test – JazzJackrabbit 2

5 Mai

Je vais parler d’un jeu old-school, JazzJackrabbit 2, sorti en 1998 sur Windows et Mac. Il est aujourd’hui disponible en abandonware sur les deux plateformes. Il s’agit d’un jeu de plateforme en 2D relativement classique par sa forme, dans lequel on incarne un lapin, soit Jazz soit Spaz.

Ce jeu est le deuxième volet d’une saga qui devait être une trilogie mais JazzJackrabbit  3D n’a jamais vu le jour.

Le jeu se découpe en quatre chapitres nécessaires pour arriver à la fin du jeu et deux chapitres secrets, la progression est classique avec un boss à la fin de chaque monde.

Le lapin dispose d’un arsenal varié allant du lance-flamme, aux missiles guidés en passant par le lance-glacon. Cet arsenal varié est au coeur du jeu, en effet, pour débloquer certaines zones secrètes, le joueur doit disposer d’un type de pistolet.

Chaque lapin a un pouvoir particulier. Jazz peut bondir en l’air et planer en faisant l’hélicoptère avec …. ses oreilles (comme un certain Rayman). Spaz, lui, peut faire un coup de pied glissé et un double saut qui compense l’absence de vol plané.

Les graphismes sont certes d’un autre âge mais ils demeurent agréables à regarder etles décors sont bourrés de détails. Les ennemis sont variés et leur character design est amusant. Le véritable méchant de l’histoire est une tortue, sans doute en référence au massacre de ce reptile perpétré par le plombier le plus connu de la galaxie.

Les décors sont très variés, on traverse un château lugubre, un monde ressemblant à celui d’Alice au Pays des Merveilles, une jungle luxuriante,… Il y a en plus des petites références à des jeux cultes dans les niveaux.

Le scénario n’est pas marquant, d’ailleurs je suis incapable de m’en souvenir.

La bande son est très sympathique, elle est d’ailleurs composée par Alexander Brandon connu pour son travail dans Deus Ex, Neverwinter Night 2 et dans des Unreal Tournament.

La difficulté est relativement bien gérée quoique le mode hardcore a de hardcore que le nom, il s’agit en fait d’avantage d’un mode moyen. Par contre, il y a un pic de difficulté dans les derniers niveaux qui surprend la première fois.

Le jeu dispose aussi d’un mode de jeu multijoueur en local comme sur internet.

En local, on peut jouer jusqu’à quatre en branchant des manettes ou sur un même clavier. On peut faire le mode solo en coopération ou un mode battle qui s’apparente à un Deathmatch classique.

En ligne, JazzJackrabbit 2 dispose de trois modes de jeux, le mode battle (le même qu’en local), le mode race où il s’agit de parcourir un niveau spécialement dédié à la course en étant le premier à effectuer cinq tours et le mode treasure hunt qui consiste à être le premier à récolter cent diamants dans un niveau.

Tous ces modes sont fun à jouer et le plus amusant c’est que le jeu en ligne est encore actif et on trouve facilement des serveurs aussi bien sur Mac que sur PC, par contre je ne sais pas si ce sont les mêmes.

Pour résumer, ce jeu est une petite perle, il tourne sur n’importe quelle machine aujourd’hui et il serait dommage de passer à côté.

On peut le télécharger pour PC ici et pour Mac .

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