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La série Hitman

26 Avr

ATTENTION SPOIL ! Les joueurs souhaitant commencer un épisode de Hitman doivent lire (ou pas) cet article avec précaution au risque de se gâcher l’expérience de jeu. 

Maintenant que tout le monde est averti, parlons un peu de la série Hitman que j’affectionne tant et à tout seigneur tout honneur commençons par ce qui fait le charme de cette saga, le personnage principal.

Prenez un grand chauve avec un code-barre sur la tête, un costard, une cravate rouge etdisposant d’un penchant pour le travestissement et vous obtenez 47. Cette description, quoique véridique en tout point, ne souligne pas l’essence du personnage. Agent 47 est l’antihéros par excellence. En effet, il est froid, cruel et semble être dénué de tous sentiments humains. D’ailleurs, il ne s’agit pas vraiment d’un humain, mais d’un clone. 47 est un tueur à gages génétiquement cloné à partir de l’ADN des quatre plus grands tueurs de la planète et de celui de son créateur. Son «père» le docteur Ort-Meyer avait pour but de créer un tueur parfait. 47 est le meilleur des clones mais il dispose d’un défaut : il est le seul à avoir garder des sentiments humains. 47 ne dispose pas de nom ni de prénom, on le désigne ainsi à cause du tatouage en code-barre sur sa nuque dont les derniers chiffres sont 47 ( 640509-040147 ). Il travaille comme tueur à gages dans une organisation clandestine nommée ICA. Le personnage va évoluer au fur et à mesure des épisodes en devenant davantage humain dans ses relations avec autrui mais le zigouillage reste cependant partie prenante du gameplay. La transition est donc toute trouvée pour parler du système de jeu.

La série Hitman est un jeu d’infiltration à la troisième personne. Son gameplay diffère de celui de Splinter Cell ou de Metal Gear Solid car il repose sur les changements de vêtements et sur diverses approches pour tuer la ou les cibles. Ainsi, 47 dispose d’un panel d’armes conséquent, du pistolet silencieux à fusil à lunette en passant par des seringues de poison. La réflexion et l’observation sont de mises pour appréhender les routines des futures victimes et mettre au point un assassinat discret. Une des forces de la série est les différentes approches autorisées. Le joueur a plusieurs choix pour terminer une mission, de nombreuses manières de meurtre existent et une grosse fusillade n’est pas interdite. Cependant, l’approche la plus discrète et la plus gratifiante et on prend un malin plaisir à quitter le lieu du crime et sachant que personne ne nous a vu. En effet, 47 est sensé n’être qu’une légende urbaine, une rumeur donc exit les gros gunfights à la Rambo d’autant plus que les munitions sont souvent limitées malgré la capacité d’emport des vêtements du tueur. Seul 47 est capable de ranger un fusil à pompe, une mitrailleuse, des seringues, un couteau et une paire de pistolets dans sa veste mais pas de boîte de munition. Pour continuer avec les incohérences de la série, j’ai remarqué un problème avec certaines armes, les 1911 ont toujours le chien abaissé même quand la culasse bouge. Or en réalité, quand on presse la détente avec le chien baissé, rien ne se passe. Il s’agit certes d’un détail mais pour un jeu réaliste c’est dommage.  Continuons sur le gameplay, après avoir vaqué à vos occupations qui consistent à prendre l’âme d’une personne en échange d’un joli chèque avec plein de chiffres, vous devez quitter la zone. Il arrive souvent d’échouer sur le chemin du retour car on a concentré tous les efforts sur l’assassinat et lui même et pas sur le déroulement complet de la mission. Et il est d’autant plus difficile de fuir que le tueur à gages ne dispose pas de la palette de mouvements d’un Sam Fisher ou d’un Ezio Auditore. C’est d’ailleurs une des faiblesses du gameplay qui sera normalement résolu dans le prochain épisode, Hitman :  Absolution.

L’autre grande force de la série en dehors de son gameplay est sa bande-son. La musique de tous les épisodes sortis à ce jour est l’excellent compositeur danois Jesper Kyd. Il mélange des sonorités orchestrales et électroniques avec un superbe résultat. Toutes les musiques sans exception sont magnifiques et je conseille vivement d’écouter les différentes bandes-annonces. Il a aussi participé à la musique du film tiré du jeu (nous en parlerons plus tard) et je tiens à souligner la superbe version d’Ave Maria lors de la scène d’introduction. Malheureusement, il ne sera pas le compositeur pour le futur épisode mais les premiers retours concernant la musique de ce prochain épisode sont bons et en adéquation avec l’ambiance de la série.

La série dispose de quatre épisodes disponibles sur PC et consoles (sauf le premier épisode. Il est à noter que les portages sont de bonnes qualités malgré des graphismes en retrait.

Commençons par le commencement, c’est en 2000 que naît la série de IO Interactive avec Hitman : tueur à gages (le titre anglo-saxon est Hitman : Codename 47). Cet épisode certaines bases de la série comme le changement de vêtements mais il est le plus différents des quatre épisodes sortis à ce jour. Le gameplay est moins axé infiltration, la moitié des missions nécessitant d’être discret tandis que l’autre fait la part belle à l’utilisation massive des armes à feu. Les critiques faites à cet épisode sont mitigées, le jeu est apprécié, mais il dispose de faiblesses et d’une durée de vie un peu faible malgré la difficulté du titre. L’amie de 47, Diana Burnwood, apparaît dans ce premier volet mais les conversations entre 47 et celle-ci ne se font qu’en e-mails. Elle n’apparaît jamais physiquement lors du jeu.

Au cours de cet épisode, 47 va découvrir ses talents de tueurs et il découvrira qu’il est un clone. On apprend que les contrats proviennent de Ort-Meyer qui se servait de sa création pour se débarrasser de ces collègues «encombrants». À la suite de ces assassinats, il souhaite de réapproprier 47. Ce dernier découvre alors que d’autres clones existent, la série 48, privés de sentiment humain. Après les avoir éliminés, il finit par tuer son propre créateur.

Deux années après la sortie du premier épisode, 47 revient dans Hitman 2 : Silent Assassin. Ce volet a instauré le gameplay de la série en enlevant les scènes de fusillades et en se focalisant sur l’aspect infiltration du titre. Un système de classement est mis en place pour inciter le joueur à opter pour l’approche furtive et la jauge de discrétion est instaurée. Le scénario est davantage mis en avant et les protagonistes sont plus nombreux.

Après la mort de son créateur, 47 décide de se retirer de l’Agence et se réfugie dans une chapelle en Sicile où il se liera d’amitié avec le Père Vittoro. Le frère d’une victime de 47, un terroriste nommé Sergeï Zavoratko, découvre l’existence du fameux tueur à gages et décide de l’utiliser pour son propre compte. Il kidnappe ainsi le Père Vittoro. 47 s’engage donc sur le chemin de la vengeance et recherche ceux qui ont enlevé son ami. Après avoir tué un parrain de la mafia suspecté d’être en lien avec l’enlèvement de l’homme d’Église, le tueur à gages reprend son travail pour l’ICA. 47 va ensuite apprendre qui est le vrai coupable et l’on assiste à une superbe scène de combat contre Zavoratko. Une fois l’ennemi tué, le Père demande au personnage principal de renoncer à son passé macabre et l’invite à la rédemption. Cependant, 47 finit par reprendre son ancienne vie.

Hitman 2 : Silent Assassin  a fait couler beaucoup d’encre. Premièrement, il a très bien été accueilli par la critique et il est, à mon avis, le meilleur de la série. Mais, parallèlement aux éloges, le jeu a créé une polémique en étant accusé de racisme à l’encontre de la communauté sikhe. En effet, lors d’une mission en Inde, 47 assassine un gourou fanatique d’une secte sikh. Eidos s’est excusé et a modifié la version Gamecube qui n’était pas encore sortie.

Le 30 avril 2004, sort la troisième itération des aventures de tueur à gages le plus célèbre de la scène vidéoludique, Hitman : Contracts. Cet épisode reprend les bases et le moteur du précédent opus. Il s’agit d’un épisode un peu à part, et souvent critiquer par les fans, à juste titre il me semble, mais commençons par le scénario.

Le jeu commence dans une chambre d’hôtel, notre assassin est blessé, une balle lui à fait un deuxième nombril, et il se ressasse ses derniers contrats. C’est donc sous la forme d’un flashback que l’on suit les aventures de 47 dans ce troisième épisode. Le joueur revit ainsi revit ainsi les contrats du tueur à gages. Le badguy de l’histoire est un flic corrumpu, Albert Fournier, c’est lui qui a réussi à blesser le tueur à gages. Le scénario est sympathique mais il n’y a pas de révélation comme dans les précédents épisodes. L’histoire est indépendante des autres jeux.

Le jeu apporte cependant des nouveautés à la série enfin une seule, le bullet time. Ce dernier s’active quand 47 est blessé, il faut alors tuer un certain nombre d’ennemis pour que la santé remonte et pour que l’on puisse continuer la partie. L’autre différence avec le reste de la série et le fait qu’on ne peut plus choisir ses armes et que la gestion de l’argent disparaît. Ces deux modifications du gameplay et la mise en scène sous forme de flashback sont souvent décriées et expliquent les critiques concernant cet épisode qui est le moins réussi de tous. Il demeure cependant agréable à jouer mais demeure inférieur à son grand frère d’autant plus que Hitman : Contracts a la même technique que Silent Assassin.

Hitman : Blood Money est le quatrième et dernier volet à être sorti, il a fallu sixannées de développement avant qu’il ne sorte en mai 2006. Cet épisode renouvelle la série qui n’a pas connu de réel changement depuis Hitman 2 : Silent Assassin. 

Côté gameplay, la palette de mouvement est plus élaborée (mais ce n’est pas la panacée non plus) et les armes sont désormais personnalisables. Les missions sont beaucoup plus longues dans cette épisode et la liberté est encore plus importante. Ce nouvel épisode met aussi en place le système de notoriété, en fonction des actions du joueur, les gardes seront plus ou moins sur le qui-vive. Ainsi si dans une mission le joueur choisit une approche furtive pour commettre son assassinat alors dans les missions qui suivront, les gardes laisseront davantage 47 tranquille. A contrario, si on a recours à une fusillade, 47 sera repéré plus rapidement dans la suite de l’aventure. Le système est intéressant mais reste très limité. En effet, entre chaque contrat, le joueur peut obtenir une baisse de notoriété contre de l’argent. Or le joueur dispose de sommes conséquentes ce qui réduit l’utilité de ce nouveau système. L’intelligence artificielle a aussi été améliorée, surtout celle des civiles qui n’hésiteront pas à attaquer 47 s’ils se sentent menacés et ils sont désormais capables de saisir une arme. Le gameplay reprend donc les bases de la série posées par le second épisode et il l’approfondit encore davantage pour notre plus grand plaisir.

Côté scénario, c’est de plaisir. 47 travaille toujours pour l’ICA et exécute divers contrats. L’agent est traqué par un ancien agent du FBI, Alexander Leland Cayne, qui raconte à un journaliste, Rick Anderson. Les missions sont très intéressantes, on doit même abattre le vice-président des États-Unis au sein même de la Maison Blanche. Diana prend aussi davantage de place dans l’histoire et est une des rares amies du tueur à gages. À la fin du jeu, 47 est empoisonné et on le croit mort, on le retrouve même dans son cercueil. Mais fort heureusement, Diana lui prodigue l’antidote et l’assassin met fin aux jours de Cayne et d’Anderson. La fin est intéressante et donne les pistes du futur épisode car on comprend que 47 continue son travail mais en quittant l’Agence.

Le prochain épisode, Hitman : Absolution devrait bouleversait les bases de la série en introduisant de nouveaux éléments de gameplay et en mettant l’accent sur le scénario. En effet, le jeu se déroulera essentiellement aux États-Unis avec pour trame de fond un 47 traqué contrairement à d’habitude. Un nouveau mode de vision apparait, celui-ci permet de voir à travers les murs et de connaître le trajet des ennemis. Le joueur pourra toujours opter pour diverses approches mais pour le moment on a l’impression que ce sont les fusillades qui sont les plus mises en avant. Le jeu prend donc de grands risques pour renouveler la série. Il faut donc espérer qu’il garde l’atmosphère et le côté infiltration de la saga pour ne pas décevoir les fans. J’ai écrit quelques articles sur cet épisode que je vous invite à lire ici.

Voici donc ce qui termine ce topo sur la série de jeux vidéo Hitman qui fait partie deces jeux qui m’ont le plus marqué. Cependant, le succès 47 a permis à l’Agent d’apparaître au cinéma. Le film Hitman s’appuie donc sur l’univers des jeux en prenant de très grandes libertés sur le scénario et sur le comportement du tueur à gages. Le film n’est pas mauvais, il faut le voir comme un bon film d’action et non comme la retranscription du jeu en film.

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Une nouvelle bande annonce de Hitman Absolution

31 Mar

Une nouvelle bande annonce est disponible pour le futur Hitman. Elle concerne une mission dans un orphelinat et on remarque que malheureusement la gestion des visages n’est pas terrible. On verra si d’ici la sortie ce soucis sera corrigé ou non. En tout cas, pour le moment c’est l’action qui est soulignée par les vidéos et non l’infiltration. Ce prochain épisode prend donc de gros risques en tendant vers le grand spectacle. So, Wait & See.

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