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Test de Spec Ops : The Line

2 Août

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Il y a les blockbusters du jeu vidéo dont tout le monde parle et auxquels tous les joueurs ont déjà joué au moins une fois et il y a d’autres titres qui passent sous les radars malgré leurs qualités. Spec Ops : The Line fait partie de ces jeux dont on parle peu (malheureusement). Pour résumer Spec Ops, prenez Battlefield ou Call of Duty et inversez leurs qualités et défauts. Le titre de 2K est donc un shooter à la troisième personne techniquement perfectible mais à l’ambiance immersive et au scénario intelligent.

Dans le jeu vous incarnez le leader d’une petite escouade de la Delta Force. Vous et vos deux coéquipiers êtes envoyés à Dubai chercher des survivants. En effet, le ville a été victime de tempêtes de sables violentes qui l’ont coupé du monde. A votre arrivée, vous découvrez que la ville a été le lieu de massacres, il semblerait que le colonel de la 33e division d’infanterie soit devenu fou en s’auto-proclamant dictateur de Dubai.

A première vue le scénario n’est pas innovant cependant au fil du jeu la trame se complexifie pour aboutir à une fin digne d’un bon film. Spec Ops the Line s’apparente souvent à un Full Metal Jacket ou un Apocalypse Now  en soulignant le traumatisme guerrier. Le titre montre la transmission d’un membre de la Delta Force lambda en un soldat poussé à commettre des actes immoraux pour se venger. L’aspect psychologique de la guerre est le véritable point fort de l’histoire. Le conflit intérieur du personnage principal est mis en avant par les fréquentes engueulades de l’équipe.

Spec-Ops-The-Line-Splash-ImageLa technique n’est pas le point fort du jeu. Graphiquement, il est loin d’un Uncharted ou du dernier Tomb Raider. L’aliasing est présent, les textures bavent un peu et apparaissent tardivement. Néanmoins, le jeu se déroulant à Dubai après des tempêtes de sables, la visibilité est rarement bonne ce qui masque les défauts techniques. L’intelligence artificielle n’est pas parfaite non plus. Celle de vos alliés sont correctes, ils obéissent correctement aux quelques ordres que vous pouvez leurs donner (attaquer un soldat précis, lancer une grenade, soigner un blessé). En revanche, les ennemis ne disposent pas de capacité intellectuelle importante. Certains se mettent à couvert lors d’un lancé de grenade mais dans l’ensemble c’est davantage par leur nombre qu’ils ralentissent la progression du joueur. La bande-son est excellente, les bruitages sont très bons et la musique est utilisée aux moments opportuns pour contribuer à l’immersion.

10Parlons désormais du gameplay et de l’ambiance qui sont les grandes réussites de Spec Ops : The Line. Ce dernier dispose d’un gameplay archi-classique mais qui a le mérite de fonctionner. Le système de couverture est critique dans l’aventure car vous ne survivrez pas longtemps aux vagues d’ennemis. Heureusement, votre personnage se met à couvert derrière n’importe quoi. Les bugs de couverture sont rares et les commandes tombent bien en mains. L’arsenal mis à disposition est lui aussi classique et répond à l’impératif de réalisme du jeu (M4,AK47,SCAR,…). La gestion des munitions est importante car elles sont souvent en nombre limité. Il faut économiser les balles sous peine de se retrouver dans une situation relativement inconfortable. Le corps à corps est possible mais contre plusieurs ennemis il vaut mieux trouver une arme à feu. Cette gestion des munitions oblige le joueur à se servir de l’ensemble des armes qui ont chacune des caractéristiques propres. Contrairement aux autres jeux de tirs, toutes les armes ont une physique différente et aucune n’est réellement pénalisante. La gestion des tirs est, je trouve, exceptionnelle. C’est le seul jeu dans lequel on peut réellement nettoyer une zone avec un unique chargeur. Le tir automatique est très contrôlable et réaliste, il sera plus facile de mitrailler précisément avec un M4 qu’avec un AK47. Le nombre de balles nécessaires à tuer un ennemi est assez faible (deux ou trois) ce qui est assez jouissif. En cas de manque de munitions, on sait qu’avec une vingtaine de balles un peut s’en sortir si l’on vise correctement.

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Le contexte dans lequel se déroule l’histoire est tout bonnement génial.  Placer le jeu dans une ville comme Dubai permet d’offrir de la diversité et des environnements originaux. L’aventure se passe entre le désert jonché de Bentley et autres Lamborghini aux palaces improbables avec des aquariums géants. Malgré l’ancienne richesse de la ville, les survivants des tempêtes de sable vivent dans des conditions difficiles et sont les victimes de massacres. Vous parcourez l’aventure dans une ville pleine de charniers et où l’utilisation de phosphore blanc était fréquente. Vous serez amener à vous en servir au cours de l’histoire plus ou moins contre votre gré. Le jeu met en avant les dégâts causés par l’utilisation des armes chimiques par des séquences plus lentes et très gores. L’autre thématique abordée est l’impact psychologique de la guerre sur les soldats. Votre personnage ne sera pas le même entre le début et la fin du jeu. En parlant de la fin du jeu, elle est simplement géniale et mérite d’être vue.

En conclusion, Spec Ops : The Line est un excellent TPS (Third Person Shooter). Son seul défaut est de ne pas avoir rencontrer le succès qu’il mérite. Il s’agit d’un titre intelligent qui immerge le joueur dans l’enfer de la guerre et qui l’amène à se poser des questions sur les conflits actuels. On quitte le jeu de tir pro-américain dont le scénario tient sur un timbre post et ça fait du bien. Les films de guerre ont leurs navets et leurs chefs-d’œuvre (Full Metal Jacket, Platoon,…), Le jeu vidéo aussi. Le titre est disponible sur PC, PS3 et Xbox 360 à petit prix, profitez-en.

A l’heure où j’écris ces lignes, il est gratuit pour les membres du PlayStation Plus.

Test de Far Cry 3 Blood Dragon

8 Mai

Blood dragon logoAmateur de jeu réaliste, de scénario bien ficelé et de contexte historique, passez votre chemin car Far Cry 3 Blood Dragon n’est pas fait pour vous. Les développeurs du jeu se sont donnés à coeur joie pour créer un hommage au kitch et aux années 80.
Le joueur incarne le cyborg Rex Power Colt, rescapé de la seconde guerre du Vietnam et grand patriote américain. Votre but : tuer le méchant et massacrer l’Oméga Force. Vous l’aurez compris le scénario kitchissime n’est qu’un prétexte à un gros jeu de tir. Néanmoins, le maigre scénario est racontée par des vidéos au design 16 bits extrêmement réussies.
Les graphismes sont très 80’s avec des néons sur les armes, les combinaisons des ennemis et un filtre qui donne l’impression de visionner une VHS. La bande son quant à elle est exceptionnelle. Les thèmes sont très rétros avec, évidemment, beaucoup de synthétiseur.
Blood Dragon screen 1On retrouve l’excellent gameplay de Far Cry 3 avec quelques petites changements. La jouabilité a été grandement simplifier, la progression est devenue linéaire, les capacités de saut et de sprint du personnage ont été aussi grandement améliorer. On débloque toujours des accessoires pour les armes en prenant des bastions aux mains de l’Oméga Force et en accomplissant des missions secondaires.
Le bestiaire a été aussi modifié, le plus grand changement est l’apparition des dragons de sang. Ces grosses bêtes sont très puissantes et massacrent toute personne se trouver à leur portée. Vous pouvez vous en servir en les attirer près des ennemies afin que les dragons les trucident. Les autres animaux changent peu, ils ont seulement un look cyborg ou mutant.
L’arsenal mis à disposition du sergent Rex Power Colt est limité. Il se compose essentiellement d’un fusil à pompe, d’une mitrailleuse, d’un sniper, d’une Gatling et d’un arc. Ce dernier est malheureusement un peu cheaté, il rend les phases d’infiltration un peu trop facile. A la fin du jeu, on débloque une arme supplémentaire surpuissance mais je vous laisse la surprise.
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Alors Far Cry 3 Blood Dragon, que du bonheur ? Oui……et non. En effet, le jeu souffre de deux problèmes, sa facilité et sa durée de vie. Même en mode de difficulté maximale, le jeu demeure facile et on avance un peu trop facilement dans l’aventure. Cette trop grande facilité raccourcit une durée de vie déjà très courte. Comptez environ quatre heures pour finir le jeu en prenant votre temps et ajoutez deux petites heures pour finir Blood Dragon à 100%.

En conclusion, Far Cry 3 Blood Dragon est un titre que l’on adore ou que l’on déteste à cause de son style 80’s. Personnellement, j’adhère totalement au délire des développeurs et je recommande chaudement de ce stand alone. La seule critique que l’on peut émettre est la durée de vie, il est frustrant de terminer cette ode au kitch en moins de 5 heures d’autant plus qu’on aurait aimé un mode multijoueur. Son petit prix, 15 € (11,99€ sur le PSN+), excuse sa piètre durée de vie.

Test de The Ratchet & Clank Trilogy

6 Juil

Voici un test tardif de Ratchet & Clank Trilogy, ce retard s’explique par la durée de vie pachidermique de ce titre. Pour commencer, il s’agit d’une compilation regroupant les trois premiers épisodes des aventures de Ratchet et Clank sortis sur Playstation 2. Le jeu Ratchet & Clank : Size Matter n’apparait donc pas sur ce bluray malgré son portage sur l’ancienne console de salon de Sony. Les trois titres ont été développés par Insomniac Games et le portage a été effectué par Idol Minds. Je ne vais pas tester chacun des épisodes ici mais je vais m’efforcer de décrire la plus-value de cette remasterisation sur PS3.

Au démarrage, l’écran principal est on ne peut plus sobre, on est amener à choisir un des trois épisodes et c’est tout, pas de bonus ni de making-of. Néanmoins, The Ratchet & Clank Trilogy dispose d’un réel intérêt par rapport aux jeux PS2. Tout d’abord, les jeux tournent en 1080p, les textures HD sont détaillées et il n’est pas choquant de jouer à une série vieille de dix ans déjà. Ce plaisir des yeux est magnifié par un framerate de 60 images par seconde, ce taux est à peu près constant car j’ai pu déceler quelques ralentissements dans le premier épisodes mais rien de problématique. Les chanceux disposant d’une télévision 3D pourront aussi profiter des trois jeux en relief, malheureusement je n’ai pas pu tester cette fonction.
Côté durée de vie, comptez une douzaine d’heures par épisode soit environ 36 heures de jeu auxquelles s’ajoutent une forte replay value propre aux Ratchet & Clank, au mode multijoueurs du troisième jeu et des trophées pour pouvoir frimer sur le PSN.
Il est intéressant de noter que le premier épisode pose vraiment les bases de la série et qu’en dehors de l’évolution des armes, le gameplay a évolué seulement par petite touche.
En conclusion, je recommande chaudement cette compilation à tous les fans de la série et même à ceux qui ne la connaissent pas car les jeux ont très bien vieilli et on prend toujours le même plaisir à sillonner les planètes en incarnant le lombax le plus connu de l’Univers.

Test de Ace Combat Assault Horizon

30 Oct


Ace Combat est mort, vive Ace Combat. Cette phrase résume bien le nouvel opus de la franchise de Namco. Ace Combat Assault Horizon repart de zéro en délaissant le gameplay des épisodes précédents. Ce revirement permet-il à la série de se renouveler ou est-ce qu’il la coule définitivement ? On tentera de répondre à cette question dans ce test.

Intensité est le maître mot de ce jeu, en effet chaque trailer proposé par Namco présente des dogfights dans tous les sens, des explosions et de nombreuses cabrioles. Cette volonté de retranscrire une telle intensité aboutit à une action davantage scriptée et un côté arcade encore plus assumé. Auparavant, la série des Ace Combat était connu pour son côté arcade, Assault Horizon a supprimé les quelques onces de simulations pour que le joueur se concentre sur l’action. Par exemple, les phases de décollages sont automatiques, on ne fait qu’appuyer sur R1 (sur PS3) pour accélérer et la rotation s’effectue toute seule. Pencher le stick totalement d’un côté n’entraine pas un tonneau mais un splendide virage en palier, déstabilisant pour les habitués de la série. Ce nouvel épisode a aussi introduit deux nouveautés, le combat aérien (CA) et la frappe aérienne (FA). Le CA consiste en une sorte de QTE (Quick Time Event) dans laquelle le pilotage est quasiment automatique, le joueur gère la vitesse et un peu la direction. Il faut maintenir le bandit dans un cercle afin de l’abattre grâce à vos missiles avec un timing précis ou grâce à votre mitrailleuse. Le FA est très similaire, il concerne les cibles terrestres multiples. On pourrait penser que ces nouveautés entraîneraient une trop grande facilité mais ce n’est pas le cas. Le CA et le FA permettent un plus importante intensité et nécessitent un peu de timing. De plus, vous pouvez être pris en chasse lors de ces manoeuvres. Bref, c’est une bonne chose.

Côté pilotage, je pense que ceux qui vont avoir le plus de mal à s’habituer au nouveau modèle de vol seront les anciens joueurs. Néanmoins après quelques heures, on se fait au vol relativement assisté et on comprend qu’il est plus riche qu’on ne le pense. La différence entre les avions se fait réellement sentir. Certains sont à l’aise lors des dogfigts grâce à de bonnes performances en vitesse et dans les virages tandis que d’autres plus polyvalents n’excellent en rien mais son efficace partout. En revanche, certains modèles de vol sont surprenants, par exemple, le Mirage 2000-5 est un véritable veau tandis que le F4-E Phantom II est extrêmement maniable…

Les trois caméras classiques sont disponibles (cockpit, première et troisième personne), ar contre, je trouve que la seule vue réellement jouable pour les avions est la vue à la troisième personne car la vue cockpit et première personne sont déstabilisantes à cause de la nouvelle façon de piloter, moins réaliste.

Le second objectif de Ace Combat Assault Horizon est d’offrir davantage de diversité. Le pilotage d’avions de chasse n’est désormais plus la seule activité du joueur. On peut ainsi piloter des hélicoptères et faire du rail-shooting à bord d’un Blackhawk ou d’un AC-130 Spooky.

Commençons par les voilures tournantes. Le pilotage des hélicoptères est très différents de celui des avions, le gameplay s’en trouve totalement changé et il faut s’y faire. Après quelques minutes, on prend plaisir à faire des tonneaux avec le Apache pour éviter les missiles. Les quelques missions à bord d’hélicos sont plaisantes et renouvellent le gameplay. En revanche, seule la vue à la première personne est exploitable, c’est dommage. En effet, la vue à la 3ème personne est très belle mais notre belle machine prend quasiment la totalité de l’écran et la vue cockpit est difficilement jouable à cause d’un manque de visibilité et d’un réticule de tir difficile à contrôler.

Les séquences de rail-shooting à bord du Blackhawk sont agréables et permettent de se reposer un peu. Le joueur doit uniquement s’occuper de la Gatling et éliminer un peu tout ce qui bouge. On regrettera quand même la trop grande facilité de ces phases.

Enfin, les phases de bombardements avec l’AC-130 sont les moins réussies selon moi. Si vous voyez la phase de rail-shooting de Modern Warfare, c’est pareille mais trop longtemps. Subir l’écran monochrome pendant de longues minutes en tirant sur des ennemis estune activité lassante. C’est vraiment la seule partie du jeu que l’on veut vite terminer.

Pour résumer cette partie, Ace Combat Assault Horizon propose quasiment tous les types de combats aériens avec les différents types d’avions et d’hélicoptères. Cette enrichissement permet de varier le gameplay et est globalement agréable.

Maintenant, allons regarder du côté technique. Ace Combat fait très fort en terme de graphisme. Commençons par les choses qui fâchent, qui dit jeu d’avions dit texture au sol dégueulasse. Il y est vrai que lorsqu’on approche du plancher des vaches, les textures deviennent floues et moches. Néanmoins, lors des phases en hélicoptères donc près du sol, on n’y fait pas vraiment attention car on se concentre sur l’action. Pour le reste, le jeu est magnifique. Les effets météorologiques et les nuages sont superbes, c’est un réel plaisir de passer au dessus de la couche pour quitter la pluie et se retrouver dans le beau temps. Assault Horizon est dans la lignée de ses prédécesseurs dans la modélisation des appareils. Les avions et hélicoptères sont superbement reproduits, je me demande comment il faut. Est-ce que les gens de Project Aces travaillent à partir de photographies ou est-ce qu’ils ont accès à des appareils qui valent plusieurs millions de dollars ? La modélisation des cockpits est correct mais on remarque des incohérences, par exemple dans celui du F15-E Strike Eagle qui est on ne peut plus fictif. Mais peu importe, on n’est pas dans un Lock On. Le nombre d’appareil est important, il y en a une bonne vingtaine sans compter les DLC.

Lors des combats aériens, l’action est importante avec des explosions de partout est des morceaux d’avions qui volent de partout. On pourrait donc s’attendre à une chute de framerate, ce n’est pas le cas. Le jeu est fluide du début à la fin même quand ça pète de partout.

L’intensité et le «réalisme» sont soutenues par une excellente bande son. Les bruitages sont excellents, on entend bien la tôle exploser ou être perforées par une rafale de

mitrailleuse. Les musiques sont sublimes, le thème orchestral est splendide est reste dans la tête. La musique, qui accompagne parfaitement l’action, a été composée par Rio Hamamoto. Les heureux possesseurs de la version limitée bénéficie d’un CD de la BO.

L’aventure solo est donc très agréable et qui plus est, on a le droit à un scénario

davantage mise en avant. Il a été écrit par Jim DeFelice, classé meilleur auteur militaire par le New York Times. On s’attend donc à une histoire à la Tom Clancy avec des complots et une trame scénaristique riche. Mais que nenni, le scénario n’est pas du tout le point fort du jeu. Il est manichéen au possible, ce sont les gentils américains contre les vilains russes. Néanmoins, on est loi de l’américanisme d’un Call of Duty, les équipes de Project Aces ne sont pas tomber complètement dans le cliché, c’est une bonne chose. Le jeu commence en Afrique, lors d’un conflit qui nécessite l’intervention de l’OTAN donc d’une coalition entre américains et russes. Le joueur incarne trois pilotes américains et un mitrailleur qui tentent de débusquer une nouvelle arme surpuissante. Via un twist scénaristique, les russes deviennent les méchants et on doit les vaincre au dessus du continent américain. Dommage pour le scénario, c’est un point à revoir.

Autre nouveauté, le mode multijoueur. Non content d’offrir une bonne durée de vie en solo, soit environ une grosse dizaine d’heures de jeu, Assault Horizon offre un multijoueur riche et varié. On a donc le droit à un mode coopératif dans lequel on refait les missions du mode histoire avec deux comparses, un mode 8 contre 8 classique (deathmatch), un mode conquête de la capitale, deux équipes s’affrontent pour détruire le QF ennemi et un mode suprématie dans lequel on doit capturer des bases. Je n’ai jamais rencontrer de lag lors des parties sur le PSN ce qui est une bonne chose. De plus, il y a un système de progression qui permet au joueur d’acquérir de nouvelles capacités en ligne et de personnaliser ses appareils. Bref, le mode multi est solide et on peut y passer pas mal de temps. Par contre, il n’y a pas de mode multi en écran splitté, dommage.

En conclusion, on peut dire que Ace Combat Assault Horizon débute une nouvelle ère pour la série. Le gameplay a été profondément modifié et est désormais beaucoup plus arcade. On ressent l’envi des développeurs de se rapprocher des grosses productions occidentales grâce au scénario. Ce changement ne plaira sans doute pas à tout le monde, les aficionados de la série peuvent se sentir un peu trahis mais le jeu reste excellent et plus riche que les épisodes précédents. Il n’est par contre pas parfait, le scénario ultra manichéen n’est pas du tout passionnant et les personnages sont vides. J’espère que les prochains Ace Combat résoudrons ces quelques problèmes, d’ici là, on peut largement se satisfaire de Assault Horizon pendant de longues heures.

Avionic Online – la référence de la simulation

18 Sep

Oyé oyé, je me suis rendu compte que j’avais oublié de parler d’un site que j’apprécie beaucoup, avionic-online. En tant que passionné d’aviation et de simulation sur PC, ce site m’a permis de découvrir de nombreux add-on pour Flight Simulator X ou 2004 et des informations sur la simulation aérienne. En plus, il y a un podcast qui sort tous les deux mois.

Bref, ce site est incontournable et je voudrais remercier les personnes qui le font vivre.

Test de L.A. Noire

3 Juin

Cela fait quelques semaines que je suis en possession du dernier titre de Rockstar, L.A. Noire et voici un test de ce superbe jeu.

Contrairement à la série des Grand Theft Auto, Rockstar n’est que l’éditeur, ce détail est important comme nous le verrons par la suite. Le développeur est une équipe australienne, Team Bondi.

L.A. Noire est un jeu difficile à cataloguer, il mélange du GTA-like avec de l’aventure-action et des airs de Point&Click. Bref, c’est un genre à lui tout seul.

Le jeu plonge le joueur dans le Los Angeles des années 40. Sous les aspects glamour et paisibles de la Citée des Anges se cachent d’odieux crime que le joueur doit élucider dans la peu de Cole Phelps, un ancien soldat américain qui a intégrer la police après la guerre. Phelps débute sa carrière dans la police comme simple gardien de la paix puis va gravir les échelons de la police de L.A. avec brio (la plupart du temps, mais chut pas de spoil). 

Le passé de ce protagoniste reste mystérieux au début du jeu, on sait juste que c’est un ancien héros de guerre et qu’il a participé à la campagne du Pacifique. C’est entre les enquêtes que son histoire se dévoile par le biais de flashbacks rondement menés.

Pour résoudre les crimes, Phelps sera accompagné de plusieurs acolytes ayant chacun son propre caractère.

L’ambiance des années 40 est sublimement retranscrite par l’architecture des bâtiments, les véhicules, la bande son et les vêtements des habitants de L.A. Le jeu adopte aussi une narration qui lui donne un côté polar.

La ville de Los Angeles est superbement retranscrite avec de nombreux bâtiments que le joueur doit découvrir au fil de l’histoire. La ville est très grande et la traverser en voiture nécessite de très longues minutes, c’est pourquoi on peut demander à notre partenaire de faire le chauffeur.

Le jeu a aussi un côté sombre et glauque selon les enquêtes qui le sied très bien, d’ailleurs c’est dommage que l’atmosphère oppressante et macabre n’est pas été davantage mise en avant bien que le 18+ est plus que justifier. 

En effet, les macchabées ne sont pas là pour la figuration et sont très bien fait, leurs blessures sont criantes de vérité et l’on image aisément la violence des assassinats.

Le jeu consiste en une succession d’enquêtes à mener. On doit se rendre sur le lieu du crime pour voir l’état de la ou des victimes et récupérer des indices. Ces derniers sont indiqués par une légère vibration de la manette. Cette recherche est une phase cruciale car elle permet d’avoir une première piste à suivre et le manque d’indices est souvent pénalisant pour le reste de l’affaire. Néanmoins, de nombreux objets ne servent à rien et peuvent mener le joueur sur une fausse piste.

Les indices sont regroupés dans le carnet de notes de Phelps qui lui permet de les consulter ainsi que les lieux de l’enquête et les différents individus rencontrés. Ce carnet est très utile lors des interrogatoires afin d’accompagner les accusations de preuves tangibles pour que le suspect passe aux aveux.

Ces interrogatoires reposent sur un système de choix. En fonction des réactions du suspect, l’inspecteur doit choisir entre trois options; la première consiste croire que le suspect nous dit la vérité, la seconde est le doute et la troisième est le mensonge, dans ce cas il faut présenter au suspect une preuve de son mensonge.

On ne sélectionne pas ces options au hasard, bien au contraire. Le joueur doit être très attentif au réaction physique des suspects et c’est là qu’entre en jeu le Motion Scan, la technologie de Team Bondi permettant d’avoir des visages et des mouvements faciaux très réalistes permettant de voir si on nous dit la vérité ou non. Ce système est tellement bien fait que les réactions ne sont pas caricaturées et qu’on s’appuie sur des nuances pour valider ou non les dires de la personne interrogées. C’est tout simplement bluffant et on a hâte que cette technologie se généralise dans les autres jeux.

Une mauvaise interprétation d’une réaction et le suspect se replie comme une huître ou vous ment.

Au cours du jeu, les enquêtes deviendront de plus en plus complexes et avec elles la probabilité de suivre des fausses pistes qui conduiront le joueur à l’incarcération de la mauvaise personne.

Il arrive assez régulièrement que vos suspects tentent de vous fuir, Phelps se trouve donc obliger de leurs courir après pour effectuer un plaquage au sol ou de mener une course poursuite voire d’être au milieu d’un gunfight.

Pour ce qui est des gunfights, ils sont scriptés et bien trop faciles, on les termine en une poignée de secondes, on se met à couvert, on vise la tête et c’est fini.

Les combats au corps à corps sont par contre plus convaincu avec un système dynamique d’attaques et d’esquives.

La voiture a un rôle clé dans L.A. Noire, la ville étant immense et les enquêtes nécessitant de nombreux déplacements, Phelps passe une bonne partie de son temps sur la route, au volant de somptueuses voitures d’après guerre. Comme on l’a vu précédemment, on peut demander à son acolyte de conduire pour écourter les trajets.

Néanmoins, la conduite n’est pas le point fort de titre de Rockstar. C’est d’autant plus dommage que l’on conduit beaucoup, on aurait apprécié un modèle de conduite plus réaliste. Les véhicules semblent n’avoir aucun poids et ont l’adhérence de savonnettes sur un sol mouillé. Un coup de main de Rockstar dans la physique des véhicules aurait été la bienvenue car on ne prend pas réellement de plaisir à rouler dans le Los Angeles de L.A. Noire.

Le moteur physique du jeu n’arrange rien car la gestion des collisions est on ne peut plus étrange. Une voiture peut foncer sur une barrière en bois à 200km/h et être stoppée nette comme elle peut décoller sur plusieurs mètres après avoir heurtée un trottoir. La gestion des dégâts est présentes et correctes mais en deçà de celle de GTA IV.

La physique du jeu est donc clairement à revoir.

D’un point de vue technique, le bilan est mitigé. La ville a une ambiance très bien retranscrite mais les graphismes souffrent d’un clipping omniprésent mais l’aliasing se fait plus discret. Los Angeles est certes gigantesque mais manque de vie, là aussi on aurait souhaité que les développeurs puissent se servir du moteur Euphoria de Rockstar pour avoir une immersion encore plus grande.

Nonobstant ces lacunes techniques, le plaisir du jeu est réel et il serait idiot de s’arrêter à ces problèmes techniques car peu importe le flacon tant qu’on a l’ivresse.

Du côté de la bande son, c’est un sans faute. Les dialogues sont très bien menés et les voix correspondent aux personnages. Si vous êtes fâchés avec la langue de Shakespeare, les dialogues vont vous énerver car entièrement en anglais et les sous-titres sont petits et difficiles à lire lorsqu’on est en pleine course poursuite.

Les musiques, quant à elles, correspondent bien à l’époque et à l’ambiance polar. Mais il ne faut pas s’attendre à une bande son musicale comme celle de Mafia 2, pas de rock&roll ou de jazz, on n’est pas là pour écouter la radio. Cela peut paraître frustrant à première vue mais c’est un choix qui permet de coller à l’ambiance.

Pour ce qui est de la durée de vie, j’estime grosso modo l’histoire principale à une bonne quinzaine d’heures, ce qui est tout à fait honorable. Des missions annexes sont proposées au nombre de 40 et il y a des bâtiments et des véhicules secrets à découvrir permettant d’allonger la durée de vie d’une dizaine d’heures supplémentaires. C’est aussi un jeu qui peut se refaire plusieurs fois afin de résoudre les enquêtes plus rapidement, en récoltant d’autres indices et en évitant les erreurs commises la première fois. Bref, L.A. Noire propose de longues heures de jeu.

Pour conclure, L.A. Noire est un très bon jeu, excellent même. Il n’est pas parfait certes mais le plaisir du jeu est telle qu’on en oublie ses petits défauts. Certains accrocheront au genre d’autres le trouveront lent et répétitif, on ne peut pas plaire à tout le monde. Les points à améliorer, selon moi,  ne sont que d’ordre technique. Le Motion Scan est une petite merveille et il est difficile de s’en passer quand on y a goutté.

L.A. Noire offre une expérience inédite et immersive et il faut saluer l’effort de Team Bondi pour proposer un jeu original. Les développeurs travaillent déjà sur des DLC qui, on espère, apporterons plus qu’une suite d’enquête. Pour ma part, si les DLC sont à un prix correct, je les prendrais tellement j’ai apprécié le jeu.

Un des nombreux bons points du jeu est son prix, on le trouve neuf à moins de 50€ sur la toile, il serait donc dommage de passer à côté.

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